En réponse à beaucoup de questions, Fatima n’a toujours pas été retrouvée.
Nous sommes toujours à sa recherche et je remercie tous ceux qui nous aident.
Continuez à nous apportez votre aide et votre soutien.
AIDEZ-NOUS A RETROUVER FATIMA
Association de Soutien aux Familles de Disparus
En réponse à beaucoup de questions, Fatima n’a toujours pas été retrouvée.
Nous sommes toujours à sa recherche et je remercie tous ceux qui nous aident.
Continuez à nous apportez votre aide et votre soutien.
AIDEZ-NOUS A RETROUVER FATIMA
Depuis quand êtes-vous au courant de cette piste?
« Depuis 3 jours seulement. »
Qu’en pensez-vous?
« Que c’est la nouvelle rumeur du moment. Il n’y a pas d’élément concret, je ne sais plus trop quoi en penser. L’information semble pourtant être sûre…Même si je pense que c’est une rumeur, c’est quand même la piste la plus probable pour l’instant. En fait, pour être honnête, je n’ai pas trop envie d’y croire. »
Il n’y a eu aucun autre élément nouveau ces dernières semaines?
« Absolument aucun. Rien. On a retrouvé ni ses affaires, ni son ADN, et on a eu aucun témoignage sérieux. Là, c’est une piste, c’est sûr; mais j’ai peur de son issue, de son résultat, de ce qu’on va découvrir si c’est vrai. »
Vous poursuivez votre mobilisation pour tenter de retrouver Fatima?
« Tout à fait. J’envoie toujours des affiches un peu partout en France, je m’occupe d’un nouveau site Internet sur Fatima, et on lancera bientôt une compilation audio pour encore faire parler d’elle et d’autres personnes disparues. Même si on n’a pas d’élément concret, je garde l’espoir de la retrouver vivante. »
Sur Le Post, la mère de Fatima réagit aussi: « Pour l’instant, on est sûrs de rien, on n’a pas de preuve. Ces histoires n’ont peut-être rien à voir. Mais je garde toujours l’espoir de retrouver ma fille vivante. Un jour ou l’autre, on connaîtra la vérité, c’est certain. »
Y a-t-il un lien entre la disparition de Fatima et le meurtre de 3 prostituées à Marseille?
Peut-être, mais aucune certitude pour l’instant…
Une femme a reconnu le meurtrier présumé du triple meurtre des prostituées à Marseille, Patrick Salameh, comme celui qui lui aurait demandé de téléphoner à sa place pour trouver une baby-sitter et convenir d’un rendez-vous au métro Malpassé, selon une source proche du dossier citée par RMC. L’homme lui aurait précisé qu’il pensait que c’était mieux qu’une femme appelle…
Le métro Malpassé, c’est justement l’endroit où la jeune Fatima a été vue pour la dernière fois le 7 mai dernier, jour de sa disparition, alors qu’elle répondait justement à une offre de baby-sitting trouvée sur Internet.
« On peut faire un lien entre les deux affaires, mais restons prudents » confie au Post le procureur de Marseille Jacques Dallest ce lundi soir.
Depuis, rien.
Pour l’instant, la police dit attendre avoir le résultat d’analyses pour pousser plus avant l’enquête, toujours selon RMC.
Le 7 mai dernier, Fatima, vingt ans, disparaissait dans le quartier Malpassé de Marseille (XIIIe arrondissement). Elle avait rendez-vous pour une garde d’enfant. Un contact noué par le biais d’une petite annonce sur Internet. Fatima a disparu depuis, introuvable malgré la mobilisation de son petit ami Meddy. Interrogé sur un lien potentiel avec cette affaire au cours de la conférence de presse de samedi, le procureur de la République est resté prudent mais n’exclut pas un éventuel lien.
L’avocat de Patrick Salameh, Me Jean-Jacques Campana, lui, juge l’hypothèse « surréaliste pour le moment. Cela ne correspond pas à la personnalité, au parcours judiciaire de mon client, ni à ce que je connais du dossier », explique-t-il. Fatima n’était pas une prostituée.
Condamné en 1993 à vingt ans de réclusion pour arrestation arbitraire avec tortures, Patrick Salameh a effectué seize ans de prison avant d’être libéré en juillet 2005. « On ne sort pas indemne de seize ans de prison. Mon client était suivi depuis deux ans et demi par un psychiatre, souligne son conseil. Je ne le vois pas dans le rôle qu’on veut lui prêter. » La personnalité de cet homme, passionné de peinture, marié depuis vingt-cinq ans, père de deux enfants, cache-t-elle le pire ? « La semaine est importante, la police va continuer ses investigations. On parle de victimes, où sont-elles ? », s’interroge Me Jean-Jacques Campana. Une question à laquelle son client est peut-être le seul à pouvoir répondre.
Pour la première fois, le magistrat fait en outre état de « possibles liens » avec une quatrième prostituée disparue au mois de septembre ou d’octobre dernier, mineure celle-là, âgée d’une quinzaine d’années, sans liens soudés avec sa famille et qui se déplaçait fréquemment entre Marseille et la région Rhône-Alpes.
Mais il évoque aussi de « possibles liens » avec la surprenante disparition, le 7 mai, près du métro Malpassé (13e ), de la jeune Fatima, 20 ans, qui cherchait à faire du baby-sitting via internet.
Condamné en mai 1993 à 20 ans pour arrestation arbitraire avec tortures, Patrick Salameh a effectué 16 ans de prison, avant d’être libéré en juillet 2005. En détention, il peignait et a même exposé.
Actuellement mis en examen pour enlèvement et séquestration de plusieurs prostitués à ce jour toujours pas retrouver, la police fait des liens avec deux autres affaires actuellement instruites chez un autre juge et peut-être avec la disparition, le 7 mai dernier, de la jeune Fatima, 20 ans, à Marseille.
« Aucun corps n’a pour l’heure été découvert et on ne sait pas ce que sont devenues les filles », corrige l’avocat du « serial killer » présumé, Me Jean-Jacques Campana, pour dire qu’il convient de rester prudent.
Des centaines d’appels à témoins ont encore été distribués hier
Elle portait un pull rose, un jean bleu, un sac blanc, des chaussures à motifs fleuris ». Inlassablement, Meddy a fait passer le message, hier, aux centaines de passants croisés au hasard dans les rues bondées du centre. Aux côtés du jeune homme, ils sont plus d’une centaine, voisins, copines de classes, amis de la famille, mais aussi des inconnus compatissants. Tous vont descendre dans le silence, depuis les Réformés jusqu’au Palais de Justice, en distribuant ces appels à témoins illustrés par la photo de Fatima, dont on a perdu la trace depuis près de 5 mois.
Une marche contre l’oubli. Geste qui peut paraître dérisoire, quand la police elle-même avoue son impuissance à débrouiller la moindre piste. « Mais être là aujourd’hui, c’est montrer qu’on refuse que Fatima tombe tout à fait dans le néant », dit Meddy, son fiancé. Depuis les premières heures de la disparition, ce frêle garçon à peine sorti de l’adolescence déploie un courage peu commun pour accomplir la mission qu’il s’est fixée: « retrouver Fatima ». « Ils sont fiancés depuis trois ans. Elle est comme ma fille », explique Leila, la mère de Meddy qui, comme tous les jeunes réunis hier, refuse de parler de Fatima au passé. « On y pense tous les jours. Et tous les jours, on se repose les mêmes questions », dit Laetitia, une copine de classe du lycée de la Viste.
Fatima a-t-elle été enlevée, est-elle encore vivante, séquestrée, tout simplement retournée au bled? Aucun de ses amis ne hasarde une réponse. Mais tous gardent la même image de cette fille « douce et discrète » au sourire timide dont le silence devient, jour après jour, plus assourdissant.
L’INTERVIEW /Les confidences du fiancé de la jeune fille disparue en mai à Marseille
Dans le regard de Meddy, 21ans, la détermination chasse la tristesse en permanence. Depuis le 7mai, le garçon s’est immergé de tout son être dans la mission de sa vie: retrouver Fatima, 20ans, disparue sans laisser de traces, après un mystérieux rendez-vous pour du baby-sitting. Cet après-midi, il organise une marche, à Marseille, entre les Réformés et le palais de justice, une façon de maintenir intacts ses espoirs de revoir sa petite amie. Hier midi, attablé à la terrasse d’un snack du quartier de La Joliette, il a livré les confidences d’un jeune homme blessé.
- Comment trouvez-vous la force de combattre ?
M : « Quand je vois qu’il y a encore énormément de gens qui me soutiennent, qu’il n’y a aucune piste qui indique que Fatima est morte, j’ai envie de continuer. « Au début, c’était très dur. Maintenant, je commence à reprendre mes esprits. J’ai trouvé du travail. Je n’ai pas le choix, toutes mes économies ont été englouties. »
- Vous ne disposez d’aucun élément permettant de savoir ce qui s’est passé ?
M : « Non, il n’y a rien. La police judiciaire me dit qu’elle n’a aucune piste, même si une brigade entière continue d’enquêter. Moi, je n’arrive pas à imaginer ce qui est arrivé à Fatima. Une fois, à la radio, j’ai entendu le président de l’association « Enfants disparus » expliquer que cela ressemblait à un enlèvement pour un réseau de prostitution. C’est impossible à savoir. »
- Malgré tout, quel scénario vous paraît le plus probable ?
M : « Ce qui est sûr, c’est qu’avec tout ce qu’on a fait ici, les milliers d’affiches et de tracts qu’on a diffusés, elle n’est plus à Marseille. Une personne nous a dit qu’elle avait vu Fatima aux Olives, mais il n’y avait rien de précis. Fatima, elle a disparu sans argent, sans vêtements, il n’y avait que des cahiers scolaires dans son sac. Je ne crois pas du tout à une disparition volontaire. »
- Des rumeurs et des canulars vous ont blessé. Y a-t-il encore des dérapages ?
M : « Il y a eu des moments difficiles. Mais en dehors des deux garçons qui m’ont passé ce coup de fil et ont été arrêtés, cela s’est calmé. J’ai juste reçu un SMS le 15septembre d’une fille qui se faisait passer pour Fatima et qui disait qu’elle ne reviendrait pas. J’ai tout de suite compris que c’était pas vrai. En général, les gens sont plutôt solidaires. »
- Qu’avez-vous retiré de cette expérience douloureuse ?
M : « D’abord, cela m’a appris qu’il faut toujours être vigilant. On a été trop naïfs en ne prenant aucun numéro de téléphone ou d’adresse lors du rendez-vous. »
- Qu’attendez-vous de la marche d’aujourd’hui ?
M : « Je veux que tout le monde continue à se mobiliser, y compris la police. Beaucoup de gens m’aident. Tous les jours, je reçois encore une dizaine d’appels. Cela m’aide énormément. »
Toujours pas de nouvelle de la femme disparue le 7 mai à Malpassé
Mehdi n’a plus le coeur à travailler. Voilà deux mois jour pour jour, aujourd’hui, que sa petite amie Fatima Saiah, 20ans, disparaissait en se rendant à un rendez-vous professionnel près du métro Malpassé.
Depuis, plus aucune nouvelle, pas un coup de fil, rien. Malgré une enquête serrée des policiers de la brigade criminelle, le dossier Fatima reste une énigme. Totale.
Vêtu d’un tee-shirt sur lequel est imprimée la photo de son amie, Mehdi a les yeux dans le vide. « Je dois travailler encore quelques jours, nous confie le jeune homme, attablé à une terrasse du Vieux-Port. Je fais des animations commerciales mais c’est très difficile avec cette histoire. Je vais profiter de l’été pour me consacrer uniquement à Fatima ».
Voilà deux mois, aussi, qu’un vaste élan de solidarité est né autour de cette mystérieuse affaire. L’imprimeur marseillais Aubry a offert gracieusement 10 000 exemplaires de l’appel à témoin où figure le visage souriant de la disparue.
« Cette solidarité me donne encore la force »
« Un autre imprimeur doit nous en faire 4000 de plus, précise Mehdi. En tout, une vingtaine de personnes nous aident à distribuer les affichettes dans tout Marseille. Plusieurs ont téléphoné au numéro vert pour nous donner un coup de main. » A Marseille, mais aussi à Paris, à Clermont-Ferrand et jusqu’à la frontière espagnole ou italienne, de petites mains distribuent partout le portrait de Fatima.
« C’est cette solidarité qui me donne encore la force d’y croire, glisse encore le garçon d’une voix douce. Je préfère me dire qu’elle est quelque part et qu’elle a besoin de nous plutôt que de baisser les bras. Ses parents, eux, sont totalement abattus. Les fausses rumeurs sur leur fille leur ont fait très mal. » Chaque jour ou presque, le père de la jeune femme se rend au métro Malpassé. Dans l’espoir de découvrir quelque chose. En vain.
Une fausse information indique que l’étudiante a été retrouvée morte
Que leur faudra-t-il encore endurer ? Pour les proches de Fatima, la jeune fille disparue à Malpassé le 7 mai dernier, la peine et l’angoisse ne cessent de s’amplifier. Depuis quelques jours, une rumeur se fait de plus en plus insistante, dans tous les quartiers de la ville, selon laquelle le corps de l’étudiante aurait été découvert sans vie. Dans certains cas, la fausse information devient plus insidieuse, plus précise: la dépouille a été retrouvée à l’Estaque, un rein aurait été prélevé sur son cadavre…
Même si la police judiciaire, en charge de l’enquête, nie en bloc, l’entourage de la victime est à chaque fois frappé de plein fouet. Meddy, le petit ami, toujours digne et exemplaire, résiste encore: « En ce moment, je n’arrête pas de recevoir des coups de fil m’annonçant le pire. C’est très difficile pour moi et les parents de Fatima d’entendre ce genre de choses. Mais il faut qu’on tienne le cap. Le temps passe et la situation s’aggrave. » Lui ne s’est fixé qu’un seul objectif: poursuivre ses efforts pour recueillir tous les éléments qui pourraient le conduire jusqu’à sa fiancée: « Un imprimeur vient de m’offrir 5000 affiches que je vais recevoir demain (aujourd’hui). Il y a beaucoup de témoignages et je renvoie tout le monde vers la PJ. Pour l’instant, je n’ai pas trop de retour, mais je sais que la police travaille énormément sur le dossier. C’est ce qui me rassure. »
Depuis la garde à vue d’un couple, il y a quinze jours, dont la participation à un éventuel enlèvement a vite été écartée, aucun nouvel élément n’a permis de faire avancer l’enquête. L’hypothèse d’une fugue ou d’un départ vers l’Algérie a aussi été presque formellement exclue.